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CHAUSSURES DE POUPEES, CHAUSSURES DE BEBES

CHAUSSURES DE POUPEES, CHAUSSURES DE BEBES

Du 20 juin au 5 octobre 2005, Musée National de Monaco

Le Musée National présente l’histoire de la chaussure d’enfant au cours des deux derniers siècles.

La chaussure d’enfant, comme la chaussure d’adulte est, de par sa matière, sa forme, sa décoration, un témoin de civilisation, quelquefois un objet d’art et toujours un reflet de la société.

Dans les civilisations antiques, les chaussures les plus courantes, pour adultes comme pour enfants, étaient les sandales. Les chaussures fermées datent du Moyen-Age, mais les jeunes enfants portaient des protections rudimentaires qui ne faisaient aucune part à l’élégance ou au confort.

Ce n’est que vers la fin du XVIIIe siècle que l’on commence, en Europe, à fabriquer des chaussures d’enfants. Au XIXe siècle, les chaussures d’enfants sont, dans les classes aisées, les modèles réduits de celles de leurs parents. Vers 1850, avec la révolution industrielle, apparaissent les chaussures pour les jeunes ; ce sont, le plus souvent, des bottines à boutons. Elles restent à la mode jusque dans les années 1930.

A la Belle Epoque, le vêtement se simplifie, les bottines s’assouplissent et s’abaissent. La généralisation du tricot fait apparaître la chaussette qui fait concurrence aux guêtres et permet l’abandon de la bottine à boutons. Les filles portent des souliers à brides : « les babies ».

La Première Guerre Mondiale apporte de gros changements, de nouvelles matières font leur apparition. Les chaussures à lacets, les sandales se banalisent. Mais avec la Deuxième Guerre Mondiale et la raréfaction des matières premières, les chaussures en cuir grossier et à semelle de bois, les galoches, remplacent les chaussures fines.

Après la guerre et les privations, l’essor de la natalité et l’attente des parents dans le domaine de la mode enfantine entraînent un développement considérable de la fabrication de la chaussure d’enfants. Le pouvoir d’achat donné par les allocations familiales, les créations de nouvelles peausseries et coloris font augmenter sans cesse le nombre d’entreprises qui se lance dans la chaussure d’enfants. Un souci nouveau se fait jour à cette époque, celui du maintien du pied des bébés en vue d’une croissance harmonieuse.

Les enfants européens portent, jusqu’aux années soixante, des chaussures de ville genre « Derby » ou « Richelieu » et des sandales en cuir ou en toile l’été. Au cours des années soixante-dix apparaissent les « Kickers », chaussures tricolores à pastilles verte et rouge sur chaque semelle. Ces chaussures sont adaptées aux jeans qui deviennent très à la mode ces années-là. A partir de cette époque, toutes les fantaisies vont voir le jour. C’est un style sportif, diffusé par la télévision qui se développe et les chaussures filles et garçons ne se différencient plus. C’est aussi les débuts des chaussures spécialisées pour le jeu, la promenade, puis les différents sports.
On sait l’ engouement que connaît ce dernier type de chaussures chez les jeunes d’aujourd’hui. Les nouveaux matériaux permettent la création de modèles de plus en plus confortables et permettent toutes les fantaisies.

Renseignements :

Musée National de Monaco
17, avenue Princesse Grace
98000 Monaco
Tél. : +377 93 30 91 26
Fax : +377 92 16 73 21
Email : musee-national@monte-carlo.mc

Inauguration le 20 juin à 18 heures.
Ouverture de l’exposition tous les jours de 10h à 18h30.

2005-06-01 19:18:45